Aimer est plus fort que d'être aimé
(Daniel Balavoine)
Alouette
(Gilles Dreu)
Amsterdam
(Jacques Brel)
Argentina
(Michelle Torr)
Attention Mesdames et Monsieurs
(Michel Fugain)
Auprès de mon arbre
(Georges Brassens)
Aux armes et caetera
(Serge Gainsbourg)
Bercy Madeleine
(Pierre Perret)
Ce n'est rien
(Julien Clerc)
Cendrillon
(Teléphone)
Ces gens-là
(Jacques Brel)
C'est ça la France
(Marc Lavoine)
C'est extra
(Léo Ferré)
C'est la ouate
(Caroline Loeb)
C’est quand qu’on va où ?
(Renaud)
Capitaine
(Véronique Rivière)
Chanson pour l'Auvergnat
(Georges Brassens)
Chatenay Malabry
(Vincent Delerm)
Coco
(Casthélémis)
Comme d'habitude
(Claude François)
Aimer est plus fort que d'être aimé
Letra y música: Daniel Balavoine
1985
Del álbum "Sauver l'Amour"
© Editions Barclay / Editions Bicycle
Toi qui sais ce qu'est un rempart
Tu avances sous les regards
Courroucés
Tu écris mais sur le buvard
Tous les mots se sont inversésSi tu parles il te faut savoir
Que ceux qui lancent des regards
Courroucés
Ne voudront voir dans leur miroir
Que ce qui peut les arrangerToi qui as brisé la glace
Sais que rien ne remplace
La vérité
Et qu'il n'y a que deux races
Ou les faux ou les vraisL'amour
Te porte dans tes efforts
L'amour
De tout délie les secrets
Oh -et face à tous ceux qui te dévorent
Aimer est plus fort que d'être aiméToi qui sais ce qu'est le blasphème
On ne récolte pas toujours
Ce qu'on sème
Tu connais l'ambition suprème
De ceux qui te vouent de la haineIls voudraient sous la menace
Te fondre dans la masse
Pour t'étouffer
Mais pour couler le brise-glace
Il faudrait un rocherL'amour
Te porte dans tes efforts
L'amour
De tout délie les secrets
Oh -et face à tous ceux qui te dévorent
Aimer est plus fort que d'être aimé
Alouette
Gilles Dreu
Letra: Pierre Delanoë
Música: Ariel Ramírez
1968
© Puzzle Productions
Alouette Alouette
L'été est fini
Pauvre petite bête
Je suis ton ami..Alouette Alouette
Je te comprends bien
Moi aussi j'ai en tête
Beaucoup de chagrin.Dans les blés de la plaine
Lorsque tu chantais
Au près de Madeleine
Moi je m'endormais.Dans l'eau de cette source
Nous buvions tous trois
La vie était si douce
Si pleine de joie.Alouette Alouette
Chantons tous les deux
Un autre jour peut-être
On sera heureux.Alouette Alouette
Puisque tout va mal
Il faut faire la fête
Je t'emmène au bal.Viens donc sur mon épaule
Viens te réchauffer
Tu verras je suis drôle
Je sais bien danser.Et puis si tu t'embêtes
Tu viendras chez moi
Il y aura des noisettes
Et du pain aux noix.Alouette Alouette
L'amour et l'été
Comme les cigarettes
S'en vont en fumée.Alouette Alouette
Non ne t'en fais pas
Alouette Alouette
L'été reviendra.
Amsterdam
Jacques Brel
Letra y música: Jacques Brel
1964
Del album "Olympia 64"
© Editions Barclay
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d'Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui meurent
Pleins de bière et de drames
Aux premières lueurs
Mais dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui naissent
Dans la chaleur épaisse
Des langueurs océanesDans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
A croquer la fortune
A décroisser la lune
A bouffer des haubans
Et ça sent la morue
Jusque dans le cœur des frites
Que leurs grosses mains invitent
A revenir en plus
Puis se lèvent en riant
Dans un bruit de tempête
Referment leur braguette
Et sortent en rotantDans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui dansent
En se frottant la panse
Sur la panse des femmes
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchiré
D'un accordéon rance
Ils se tordent le cou
Pour mieux s'entendre rire
Jusqu'à ce que tout à coup
L'accordéon expire
Alors le geste grave
Alors le regard fier
Ils ramènent leur batave
Jusqu'en pleine lumièreDans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui boivent
Et qui boivent et reboivent
Et qui reboivent encore
Ils boivent à la santé
Des putains d'Amsterdam
De Hambourg ou d'ailleurs
Enfin ils boivent aux dames
Qui leur donnent leur joli corps
Qui leur donnent leur vertu
Pour une pièce en or
Et quand ils ont bien bu
Se plantent le nez au ciel
Se mouchent dans les étoiles
Et ils pissent comme je pleure
Sur les femmes infidèles
Dans le port d'Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam.Argentina
Michele Torr
Letra: Pierre Delanoë y Michèle Angsen
Música: André Popp
1989
© Editions Zone Music
Argentina
Danse-moi le tango
Et que chantent tes femmes
Argentina
Tes hommes ont le sang chaud
On y brûle son âmeL'avion qui m'a posée chez toi
A emporté mon amour
Tu m'as consolée dans tes bras
Je m'en souviendrai un jourArgentina
Sur ton bandonéon
Chante moi tes mystères
Argentina
Le galop des chevaux
Faisait trembler la terreLe soleil que tu m'as donné
C'est le soleil de l'amour
Moi l'étrangère tu m'as aimée
Je m'en souviendrai toujoursArgentina
Danse-moi le tango
J'aime ton bonheur triste
Argentina
Ta lumière indigo
Illuminait la pisteJ'ai eu du mal à te quitter
Mais ce n'est pas pour toujours
Tout ce que tu m'as raconté
Je le chanterai un jourArgentina
Danse-moi le tango
Et que chantent tes femmes
Argentina
Tes hommes ont le sang chaud
On y brûle son âmeArgentina
Sur ton bandonéon
Chante moi tes mystères
Argentina
Le galop des chevaux
Faisait trembler la terreArgentina
Danse-moi le tango
J'aime ton bonheur triste
Argentina
Ta lumière indigo
Illuminait la piste
Attention Mesdames et Messieurs
Michel Fugain
Letra: Pierre Delanoë
Música: Michel Fugain
1972
Del album "Fugain et le Big Bazar"
© Editions Le Minotaure
Attention, mesdames et messieurs, dans un instant on va commencer
Installez-vous dans votre fauteuil bien gentiment
5, 4, 3, 2, 1, 0, partez, tous les projecteurs vont s'allumer
Et tous les acteurs vont s'animer en même tempsAttention, mesdames et messieurs, c'est important, on va commencer
C'est toujours la même histoire depuis la nuit des temps
L'histoire de la vie et de la mort, mais nous allons changer le décor
Espérons qu'on la jouera encore dans 2000 ansNous avons 20 ans et plein de chansons
Comme le printemps, nous allons danser dans votre maison
Notre pain est blanc, notre vin est bon
Si vous le voulez, c'est de bon cœur que nous partageronsAttention, mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer
Nous vous demandons évidemment d'être indulgents
Le spectacle n'est pas bien rôdé, laissez-nous encore quelques années
Il ne pourrait que s'améliorer au fil du tempsAttention, mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer
Installez-vous dans votre fauteuil bien gentiment
5, 4, 3, 2, 1, 0, partez, tous les projecteurs vont s'allumer
Et tous les acteurs vont s'animer en même tempsNous avons 20 ans et plein de chansons
Comme le printemps, nous allons danser dans votre maison
Notre pain est blanc, notre vin est bon
Si vous le voulez, c'est de bon cœur que nous partageronsAttention, mesdames et messieurs, dans un instant, on va commencer
Il se peut que vous soyez choqués de temps en temps
Mais surtout ne vous inquiétez pas, n'allez pas faire des signes de croix
Et rappelez-vous qu'un jour vous avez eu 20 ans
Auprès de mon arbre
Georges Brassens
Letra y música: Georges Brassens
1956
© Editions Intersong
J'ai plaqué mon chêne
Comme un saligaud
Mon copain le chêne
Mon alter ego
On était du même bois
Un peu rustique un peu brut
Dont on fait n'importe quoi
Sauf naturell'ment les flûtes
J'ai maint'nant des frênes
Des arbres de judée
Tous de bonne graine
De haute futaie
Mais toi, tu manque à l'appel
Ma vieille branche de campagne
Mon seul arbre de Noël
Mon mât de cocagneAuprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeuxJe suis un pauvr' type
J'aurais plus de joie
J'ai jeté ma pipe
Ma vieill' pipe en bois
Qu'avait fumé sans s' fâcher
Sans jamais m'brûlé la lippe
L'tabac d'la vache enragée
Dans sa bonn' vieill' têt' de pipe
J'ai des pip's d'écume
Ornées de fleurons
De ces pip's qu'on fume
En levant le front
Mais j'retrouv'rai plus ma foi
Dans mon cœur ni sur ma lippe
Le goût d'ma vieill' pipe en bois
Sacré nom d'un' pipeAuprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeuxLe surnom d'infâme
Me va comme un gant
D'avecques ma femme
J'ai foutu le camp
Parc' que depuis tant d'années
C'était pas un' sinécure
De lui voir tout l'temps le nez
Au milieu de la figure
Je bas la campagne
Pour dénicher la
Nouvelle compagne
Valant celles-là
Qui, bien sûr, laissait beaucoup
Trop de pierr's dans les lentilles
Mais se pendait à mon cou
Quand j'perdais mes billesAuprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeuxJ'avais un' mansarde
Pour tout logement
Avec des lézardes
Sur le firmament
Je l'savais par cœur depuis
Et pour un baiser la course
J'emmenais mes bell's de nuits
Faire un tour sur la grande ourse
J'habit' plus d' mansarde
Il peut désormais
Tomber des hall'bardes
Je m'en bats l'œil mais
Mais si quelqu'un monte aux cieux
Moins que moi j'y paie des prunes
Y a cent sept ans qui dit mieux,
Qu' j'ai pas vu la luneAuprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeux
Aux armes et caetera
(adaptación de “La Marseillaise”)
Serge Gainsbourg
Letra y música: Rouget de Lisle
Adaptación de Serge Gainsbourg
Del album “Aux armes et caetera”
1979
© Melody Nelson
Allons enfant de la patrie
Le jour de gloire est arrivé
Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levéAux armes et caetera
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats
Ils viennent jusque dans nos bras
Egorger nos fils nos compagnesAux armes et caetera
Amour sacré de la patrie
Conduis soutiens nos bras vengeurs
Liberté liberté chérie
Combats avec tes défenseursAux armes et caetera
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertusAux armes et caetera
Bercy Madeleine
Pierre Perret
Letra y música: Pierre Perret
1992
© Editions Adèle
La petite Madeleine que j'ai connue à Saint-Lazare
Je l'ai Choisy pour son superbe Corvisart
Elle avait le Saint-Placide et un sacré Buzenval
Elle avait tout un Arsenal
Je craignais que ce fût une Fille-Du-Calvaire
Auquel cas faut s'méfier du Chardon-Lagache
Et pour pas garder Lamarck L'eût fallu qu'jaille à Pasteur
Moi pour Suffren non BercyElle me répond qu'elle s'en tamponne le Froissart
Vu qu'elle avait plusieurs amants qui la Courcelles
Le Père-Lachaise, Louis-Blanc, Bolivar, Richard Lenoir
Ce qui fait avec George Cinq
J'suis Censier avoir un beau Menilmontant
Et comment obligado son Beaugrenelle
J'y propose la Botzaris elle se porte Volontaires
Et précise-t-elle j'ai SablonsC'est la Gaîté nous Levallois dans mon Dupleix
Elle me dit Issy je vis avec Etienne-Marcel
Que tu me Défense le Sentier que tu prennes la Chapelle
De Toute Façon Marcel-Sembat
Elle se met Sully présente la Tour-Maubourg
Mais je descends aussitôt à Poissonnière
Là le nez me Châtillon ça sentait le Caulaincourt
Bref j'étais pas à Bel-AirPrêts au Combat enfin nous nous dé-Mabillon
Mais Passy vite qu'elle me dit vous Pernety
Avant d'éteindre la Laumière laisse-moi ôter mon Pantin
Espèce de pauvre Gambetta
Pour montrer que je n'suis pas un Invalides
Je lui Saint-Philippe-Du-Roule une Peletier monstre
Et d'un vieux coup de Rambuteau je lui arrache un cri Denfert
Ah quel Sulpice mes amisPar malheur elle avait le Goncourt sa Motte-Piquet
Avouez qu'Saint-Cloud à s'Dugommier le Jules-Joffrin
Son p'tit Chaligny-Faidherbe était bien trop Billancourt
Elle demeurait une vrai Glacière
Elle Opéra un vrai changement la Réaumur
L'en Brochant en Chevaleret entre La Fourche
Et la Muette à l'Anvers aussitôt je lui Bourg-La-Reine
Jusqu'à temps qu'elle en PicpusVingt Dieux qu'Ségur t'as un Jourdain mais c'est Duroc
Que c'est Plaisance dit-elle en saisissant Montreuil
Elle me Monge les Boulets Elle me Pompe le Boucicaut
Elle me Télégraphe un jour la Bonne-Nouvelle
Elle avait oublié de prend' sa Bastille
Elle attendait ses Ranelagh elle a eu la Butte-Chaumont
Et c'est le p'tit Edgar-Quinet
Ce n’est rien
Julien Clerc
Letra de Etienne Roda-Gil y música de Julien Clerc
Del album “Julien Clerc”
1971
Ce n'est rien
Tu le sais bien
Le temps passe
Ce n'est rienTu sais bien
Elles s'en vont comme les bateaux
Et soudain
Ça revientPour un bateau qui s en va
Et revient
II y a mille coquilles de noix
Sur ton chemin
Qui coulent et c'est très bienEt c'est comme une tourterelle
Et qui s'éloigne à tire d'aile
En emportant le duvet
Qui était ton lit
Un beau matin...Et ce n est qu'une fleur nouvelle
Et qui s'en va vers la grêle
Comme un petit radeau frêle
Sur l'Océan...Ce n'est rien
Tu le sais bien
Le temps passe
Ce n'est rien
Tu sais bien
Elles s'en vont comme les bateaux
Et soudain
Ça prévient
Comme un bateau qui revient
Et soudain
Il y a mille sirènes de joie
Sur ton chemin
Qui résonnent et c'est très bienEt ce n'est qu'une tourterelle
Qui revient à tire d'aile
En rapportant le duvet
Qui était ton lit
Un beau matin...Et ce n'est qu'une fleur nouvelle
Et qui s'en va vers la grêle
Comme un petit radeau frêle
Sur l'Océan...Ça prévient...
Comme un bateau qui revient
Et soudain
Il y a mille sirènes de joie
Sur ton chemin
Qui résonnent et c'est très bienEt ce n'est qu'une tourterelle
Qui reviendra à tire d'aile
En rapportant le duvet
Qui était son nid
Un beau matìnEt ce n'est qu'une fleur nouvelle
Et qui s'en va vers la grêle
Comme un petit radeau frêle
Sur l'Océan...
Cendrillon
Téléphone
Letra de Aubertignac y música de Téléphone
Del album “Dure Limite”
1982
Cendrillon pour ses vingt ans
Est la plus jolie des enfants
Son bel amant, le prince charmant
La prend sur son cheval blanc
Elle oublie le temps
Dans son palais d'argent
Pour ne pas voir qu'un nouveau jour se lève
Elle ferme les yeux et dans ses rêves
Elle part, jolie petite histoire.
Cendrillon pour ses trente ans
Est la plus triste des mamans
Son bel amant a foutu l'camp
Avec la belle au bois dormant
Elle a vu cent chevaux blanc
Loin d'elle emmener ses enfants
Elle commence à boire
A traîner dans les bars
Emmitouflée dans son cafard
Maintenant elle fait le trottoir
Elle part, jolie petite histoireDix ans de cette vie ont suffit
A la changer en junkie
Et dans un sommeil infini
Cendrillon voit finir sa vie
Les lumières dansent
Dans son ambulance
Mais elle tue sa dernière chance
Tout ça n'a plus d'importance
Elle part
Fin de l'histoireNotre père qui êtes si vieux
As-tu vraiment fais de ton mieux
Car sur la terre et dans les cieux
Tes anges n'aiment pas devenir vieux.
Ces gens-là
Jacques Brel
Letra y música de Jacques Brel
1965D'abord il y a l'aîné
Lui qui est comme un melon
Lui qui a un gros nez
Lui qui sait plus son nom
Monsieur tellement qui boit
Ou tellement qu'il a bu
Qui fait rien de ses dix doigts
Mais lui qui n'en peut plus
Lui qui est complètement cuit
Et qui se prend pour le roi
Qui se saoule toutes les nuits
Avec du mauvais vin
Mais qu'on retrouve matin
Dans l'église qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme un cierge de Pâques
Et puis qui balbutie
Et qui a l'œil qui divague
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne pense pas Monsieur
On ne pense pas on prieEt puis, il y a l'autre
Des carottes dans les cheveux
Qu'a jamais vu un peigne
Ouest méchant comme une teigne
Même qu'il donnerait sa chemise
A des pauvres gens heureux
Qui a marié la Denise
Une fille de la ville
Enfin d'une autre ville
Et que c'est pas fini
Qui fait ses petites affaires
Avec son petit chapeau
Avec son petit manteau
Avec sa petite auto
Qu'aimerait bien avoir l'air
Mais qui n'a pas l'air du tout
Faut pas jouer les riches
Quand on n'a pas le sou
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne vit pas Monsieur
On ne vit pas on tricheEt puis, il y a les autres
La mère qui ne dit rien
Ou bien n'importe quoi
Et du soir au matin
Sous sa belle gueule d'apôtre
Et dans son cadre en bois
Il y a la moustache du père
Qui est mort d'une glissade
Et qui recarde son troupeau
Bouffer la soupe froide
Et ça fait des grands flchss
Et ça fait des grands flchss
Et puis il y a la toute vieille
Qu'en finit pas de vibrer
Et qu'on attend qu'elle crève
Vu que c'est elle qu'a l'oseille
Et qu'on écoute même pas
Ce que ses pauvres mains racontent
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne cause pas Monsieur
On ne cause pas on compteEt puis et puis
Et puis il y a Frida
Qui est belle comme un soleil
Et qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida
Même qu'on se dit souvent
Qu'on aura une maison
Avec des tas de fenêtres
Avec presque pas de murs
Et qu'on vivra dedans
Et qu'il fera bon y être
Et que si c'est pas sûr
C'est quand même peut-être
Parce que les autres veulent pas
Parce que les autres veulent pas
Les autres ils disent comme ça
Qu'elle est trop belle pour moi
Que je suis tout juste bon
A égorger les chats
J'ai jamais tué de chats
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon
Enfin ils ne veulent pas
Parfois quand on se voit
Semblant que c'est pas exprès
Avec ses yeux mouillants
Elle dit qu'elle partira
Elle dit qu'elle me suivra
Alors pour un instant
Pour un instant seulement
Alors moi je la crois Monsieur
Pour un instant
Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là
Monsieur on ne s'en va pas
On ne s'en va pas Monsieur
On ne s'en va pas
Mais il est tard Monsieur
Il faut que je rentre chez moi.
C’est ça la France
Marc Lavoine
Letra y música: Marc Lavoine y Jean-Claude Arnaud
Del album “Lavoine Matic”
1996
© BMG France
Ça boit le petit noir ou le petit vin blanc
Ça cherche la bagarre et du boulot souvent
Ça lève le poing, ça bouge, ça manifestationne
Ça sort tous les samedis dépenser son pognonC'est ça la France
Du chili dans les gamelles et du vin dans les bidons
C'est ça la France
Du laguiole à l'opinel, partager les saucissons
C'est ça la France
On est tous des frères selon les déclarations
Enfin, je pense, faut jamais les oublier
Les trois qui terminent en TéÇa fait de l'huile d'olive et du couscous poulet
Ça trinque à la pétanque, au comptoir, chez marseille
Ça Brassens à tout va, c'est beau les seins d'une fille
Ça camembert, le chinois, ça frise à la bastilleC'est ça la France
Du chili dans les gamelles et du vin dans les bidons
C'est ça la France
Du laguiole à l'opinel, partager les saucissons
C'est ça la France
On est tous des frères selon les déclarations
Enfin, je pense, faut jamais les oublier
Les trois qui terminent en TéÇa avale son vichy et ça Dreyfus la joie
Jean Moulin Rouge aussi, Pierre Bérégovoy
Sa liberté de la presse, c'est pas qu'une impression
Le plus souvent ça O.S. chez renault, chez citronC'est ça la France
Du chili dans les gamelles et du vin dans les bidons
C'est ça la France
Du laguiole à l'opinel, partager les saucissons
C'est ça la France
On est tous des frères selon les déclarations
Enfin, je pense, faut jamais les oublier
Les trois qui terminent en TéÇa flique quand même pas mal, ça repasse à tabac
Ça chauffe un peu dans les bals, je rentre à la casbah
Ça bouche sur les périphs, ça rôde encore la nuit
Ça fait des hiéroglyphes et ça fait des petitsC'est ça la France
Du chili dans les gamelles et du vin dans les bidons
C'est ça la France
Du laguiole à l'opinel, partager les saucissons
C'est ça la France
On est tous des frères selon les déclarations
Enfin, je pense, faut jamais les oublier
Les trois qui terminent en Té
C'est extra
Léo Ferré
Letra y música: Léo Ferré
1969
© Editions Méridian – La Mémoire et la Mer
Une robe de cuir comme un fuseau
Qu'aurait du chien sans l'faire exprès
Et dedans comme un matelot
Une fille qui tangue un air anglais
C'est extra
Un moody blues qui chante la nuit
Comme un satin de blanc d'marié
Et dans le port de cette nuit
Une fille qui tangue et vient mouillerC'est extra c'est extra
C'est extra c'est extraDes cheveux qui tombent comme le soir
Et d'la musique en bas des reins
Ce jazz qui d'jazze dans le noir
Et ce mal qui nous fait du bien
C'est extra
Ces mains qui jouent de l'arc-en-ciel
Sur la guitare de la vie
Et puis ces cris qui montent au ciel
Comme une cigarette qui brilleC'est extra c'est extra
C'est extra c'est extraCes bas qui tiennent hauts perchés
Comme les cordes d'un violon
Et cette chair que vient troubler
L'archet qui coule ma chanson
C'est extra
Et sous le voile à peine clos
Cette touffe de noir jésus
Qui ruisselle dans son berceau
Comme un nageur qu'on attend plusC'est extra c'est extra
C'est extra c'est extraUne robe de cuir comme un oubli
Qu'aurait du chien sans l'faire exprès
Et dedans comme un matin gris
Une fille qui tangue et qui se tait
C'est extra
Les moody blues qui s'en balancent
Cet ampli qui n'veut plus rien dire
Et dans la musique du silence
Une fille qui tangue et vient mourirC'est extra
C’est la ouate
Caroline Loeb
Letra: Caroline Loeb
Música: Philippe Chany
1987
© Editions PolygramParesseuse
Par essence elle est paresseuse
Est-ce vraiment la paresse
Ou trop de quoi ou qu'est-ce...
Apparemment elle est heureuse
C'est la plus heureuse des paresseusesDe toutes les matières
C'est la ouate qu'elle préfère
Passive, elle est pensive
En négligé de soie
C'est la ouate
De toutes les matières
C'est la ouate qu'elle préfère
Passive, elle est pensive
En négligé de soie
C'est la ouate.Pas bosseuse
Et tous les beaux mecs s'usent
Elle s'en fout, elle balance
Son cul avec indolence
Elle s'en fout ell' s'balance
De savoir ce que les autres pensentElle déchire les pages de tous les dictionnaires
Elle n'a que quelques mots à son vocabulaire
Amour par terre et somnifères
En d'autres mots elle se laisse faire
C’est quand qu’on va où ?
Renaud
Letra y música: Renaud Séchan
Del album “A la belle de mai”
1994
© Virgin France
Je m'suis chopé 500 lignes :
"Je n'dois pas parler en classe"
Ras l'bol de la discipline !
Y'en a marre c'est digoulasse !
C'est même pas moi qui parlais,
Moi j'répondais à Arthur
Qui m'demandait, en anglais,
Comment s'écrit No FutureSi on est punis pour ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?C'est quand même un peu galère
D'aller chaque jour au chagrin
Quand t'as tell'ment d'gens sur Terre
Qui vont pointer chez "fous-rien"
'vec les d'voirs à la maison
J'fais ma s'maine de soixante heures,
Non seul'ment pour pas un rond
Mais en plus pour finir chômeur!Veulent me gaver comme une oie
'vec des matières indigestes,
J'aurais oublié tout ça
Quand j'aurai appris tout l'reste,
Soulève un peu mon cartable,
L'est lourd comme un cheval mort,
Dix kilos d'indispensable
Théorèmes de Pythagore !Si j'dois avaler tout ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?L'essentiel à nous apprendre
C'est l'amour des livres qui fait
Qu'tu peux voyager d'ta chambre
Autour de l'humanité,
C'est l'amour de ton prochain,
Même si c'est un beau salaud,
La haine ça n'apporte rien,
Pis elle viendra bien assez tôtSi on nous apprend pas ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?Quand j's'rais grande j'veux être heureuse,
Savoir dessiner un peu,
Savoir m'servir d'une perceuse,
Savoir allumer un feu,
Jouer peut-être du violoncelle,
Avoir une belle écriture,
Pour écrire des mots rebelles
A faire tomber tous les murs !Si l'école permet pas ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?Tu dis que si les élections
Ça changeait vraiment la vie,
Y a un bout d'temps, mon colon,
Qu'voter ça s'rait interdit !
Ben si l'école ça rendait
Les hommes libres et égaux,
L'gouvernement décid'rait
Qu'c'est pas bon pour les marmots!Si tu penses un peu comme moi
Alors dit :"Halte à tout"
Et maint'nant, Papa,
C'est quand qu'on va où ?Si tu penses un peu comme moi
Alors dit :"Halte à tout"
Et maint'nant, Papa,
C'est quand qu'on va où ?
Capitaine
Véronique Rivière
Letra y música: Véronique Rivière
1989
© Polydor
Je suis marin d'eau douce
Tu es vieux loup de mer
Mais c'est pas l'vent qui m'pousse
A regagner la terre
Tu nages entre deux vins
J'me noie dans un verre d'eau
Et j'ai pas l'pied marin
Dans les bars à matelotsJ'quitte la navire
Désolée, Capitaine
Si le chant des sirènes
Vous attire si fort
Moi, je veux revenir au port.Quand tu demandais à la ronde
"Qui m'aime me suive"
J'te répondais à la seconde
"Voilà, j'arrive"
Et on a fait le tour du monde
A la dériveTu te mènes en bateau
De comptoir en comptoir
Dans les caniveaux
Tu largues les amarres
Et vogue la galère
Quand tu bois comme un trou
Si ta mémoire s'y perd
Moi, j'me souviens de toutTu sombres dans les eaux profondes
Sans réagir
Y a plus que l'alcool qui réponde
A tes désirs
Et je ne veux plus voir le monde
T'anéantir.Chanson pour l’Auvergnat
Georges Brassens
Letra y música de Georges Brassens
Del album “Chanson pour l’Auvergnat”
1955
© Editions Warner/ChappellElle est à toi cette chanson
Toi l'Auvergnat qui sans façon
M'as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m'as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M'avaient fermé la porte au nez
Ce n'était rien qu'un feu de bois
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un feu de joieToi l'Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternelElle est à toi cette chanson
Toi l'hôtesse qui sans façon
M'as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m'ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S'amusaient à me voir jeûner
Ce n'était rien qu'un peu de pain
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand festinToi l'hôtesse quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternelElle est à toi cette chanson
Toi l'étranger qui sans façon
D'un air malheureux m'as souri
Lorsque les gendarmes m'ont pris
Toi qui n'as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener
Ce n'était rien qu'un peu de miel
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand soleilToi l'étranger quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel
Chatenay Malabry
Vincent Delerm
Letra y música: Vincent Delerm
Del album “Vincent Delerm”
2002
© Tôt ou Tard
Voici longtemps Elisabeth
Que je n'ai plus de vos nouvelles
Où avez-vous passé les fêtes
Comment vont Tom et Isabelle
Ici nous avons profité
De la présence des enfants
Et nous avons dépoussiéré
Nos vieux souvenirs de parentsCécile avait fait des guirlandes
Rouge et dorées pour le vingt-quatre
Un pudding une truite aux amandes
Elle a revu un peu Agathe
Jean-Christophe lui ne change pas
Il a ressorti ses legos
Il vient de signer un contrat
Pour trois années à TorontoIls sont repartis tout à l'heure
Cécile a cinq heures de trajet
Ils sont repartis tout à l'heure
Et je repensaisUn vendredi après-midi
Nous étions encore à Saint-Cloud
Pierre est rentré et il a dit
J'ai trouvé quelque chose pour nous
Et puis nous sommes arrivés là
Cécile avait cinq ans et demi
En mille neuf cent quatre-vingt-trois
Ici à Châtenay-MalabryJe vous écris
Dans le silence qui s'installe
C'est un dimanche après-midi
Je suis assise dans la grande salle
Les murs de Châtenay-Malabry
Les rires du passé me font mal
Ils sont partis avant midi
Chacun a sa vie c'est normalJe vous écris
Dans les vertiges du jour de l'an
Il y aura des photographies
Que nous mettrons dans l'album blanc
Cécile dira à une amie
Mes parents étaient très contents
Ils vivent à Châtenay-Malabry
Ils s'ennuient un peu maintenantVoici longtemps Elisabeth
Que je n'ai plus de vos nouvellesCoco
Casthélémis
Letra y música de Casthélémis
Del album “NQSA”
1982
© Editions Cézame
C'est l'histoire d'un copain qui s'appelait Coco
Musicien, mais pas trop, plutôt guérillero
Guérillero de la voix
Guérillero toutes les fois
Qu'il nous prenait par la main
Pour chanter ses refrains
Il nous était venu d'un pays lointain
Nous, on n'en savait pas plus sauf qu'il était latin
Qu'il avait quitté un beau jour son pays
Qu'il était parti pour un général en folieEt c'était Coco ci
Et c'était Coco ça
Et c'était Coco joue nous de la samba
Et Coco il jouait
Et Coco il chantait
Et il nous prenait, il nous emmenaitEt c'était Coco ci
Et c'était Coco ça
Et c'était Coco joue nous de la bossa
Et Coco il jouait
Et Coco il chantait
Mais jamais tout à fait ne nous ramenaitIl chantait dans le vent des millions d'accents
Qui parfumaient nos cœur comme un peu de piment
Il avait le sourire de quelqu'un qui a vu
Les étoiles mourir et qui n'oubliera plus
Il faisait des merveilles en prenant sa guitare
Il en sortait du soleil quand il se faisait tard
Il effaçait le froid, il effaçait la nuit
Y'avait plus que sa voix ...
Chantant d'étranges mélodiesEt c'était Coco ci
Et c'était Coco ça
Et c'était Coco joue nous de la samba
Et Coco il jouait
Et Coco il chantait
Et il nous prenait, il nous emmenaitEt c'était Coco ci
Et c'était Coco ça
Et c'était Coco joue nous de la bossa
Et Coco il jouait
Et Coco il chantait
Mais jamais tout à fait ne nous ramenaitLe matin il allait on ne sait trop où
Pour cacher son sommeil, un peu comme un coucou
Je courrais comme un fou, je le suivais partout
Pour apprendre à jouer des chansons d'acajou
Qui parlent de bambous, ou de bois parfumés
De bois de Pernambouc dont on fait les archets
Qui font vibrer les cœurs, qui font danser les corps
Rien qu'au son de sa voix, on changeait de décorsEt c'était Coco ci
Et c'était Coco ça
Et c'était Coco joue nous de la samba
Et Coco il jouait
Et Coco il chantait
Et il nous prenait, il nous emmenaitEt c'était Coco ci
Et c'était Coco ça
Et c'était Coco joue nous de la bossa
Et Coco il jouait
Et Coco il chantait
Mais jamais tout à fait ne nous ramenaitMoi qui rêvait un jour d'être comme Coco
Musicien à la cour du vent et des oiseaux
Que lorsqu'il est parti, j'ai tellement regardé
Qu'un tout p'tit peu de sa vie, je crois que j'ai volé
J'ai les mêmes bottes que Coco,
La même guitare que Coco
Je chante à ritournelle partout où on m'appelle
Et ne me demandez pas si il est vraiment parti
Je n'vous répondrais pas, mais on a perdu un amiEt c'était Coco ci
Et c'était Coco ça
Et c'était Coco joue nous de la samba
Et Coco il jouait
Et Coco il chantait
Et il nous prenait, il nous emmenaitEt c'était Coco ci
Et c'était Coco ça
Et c'était Coco joue nous de la bossa
Et Coco il jouait
Et Coco il chantait
Mais jamais tout à fait ne nous ramenait
Comme d’habitude
Claude François
Letra y música: Gilles Thibault, Jacques Revaux y Claude François
1967
© Jeune Musique
Je me lève et je te bouscule
Tu ne te réveilles pas comme d'habitude
Sur toi je remonte le drap
J'ai peur que tu aies froid comme d'habitude
Ma main caresse tes cheveux
Presque malgré moi comme d'habitude
Mais toi tu me tournes le dos
Comme d'habitudeAlors je m'habille très vite
Je sors de la chambre comme d'habitude
Tout seul je bois mon café
Je suis en retard comme d'habitude
Sans bruit je quitte la maison
Tout est gris dehors comme d'habitude
J'ai froid, je relève mon col
Comme d'habitudeComme d'habitude, toute la journée
Je vais jouer à faire semblant
Comme d'habitude je vais sourire
Comme d'habitude je vais même rire
Comme d'habitude, enfin je vais vivre
Comme d'habitudeEt puis le jour s'en ira
Moi je reviendrai comme d'habitude
Toi, tu seras sortie
Pas encore rentrée comme d'habitude
Tout seul j'irai me coucher
Dans ce grand lit froid comme d'habitude
Mes larmes, je les cacherai
Comme d'habitudeComme d'habitude, même la nuit
Je vais jouer à faire semblant
Comme d'habitude tu rentreras
Comme d'habitude je t'attendrai
Comme d'habitude tu me souriras
Comme d'habitudeComme d'habitude tu te déshabilleras
Comme d'habitude tu te coucheras
Comme d'habitude on s'embrassera
Comme d'habitudeComme d'habitude on fera semblant
Comme d'habitude on fera l'amour
Comme d'habitude on fera semblant