Dans vingts ans tout à l’heure
(Yves Simon)
Dans mon H.L.M.
(Renaud)
Danse moi vers la fin de l’amour
(Graeme Allwright)
Déjeuner en paix
(Stephan Eicher)
Disparue
(Jean-Pierre Mader)
Dominique
(Soeur Sourire)
Elaeudanla Téïtéïa
(Serge Gainsbourg)
Ella, elle l’a
(France Gall)
Elle a fait un bébé toute seule
(Jean-Jacques Goldman)
Emmenez-moi
(Charles Aznavour)
Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
(Léo Ferré)
Et maintenant
(Gilbert Bécaud)
Et si je m’en vais avant toi
(Françoise Hardy)
Femme libérée
(Coocky Dingler)
Dans vingts ans tout à l’heure
Letra y música: Yves Simon
1981
Del álbum “Une vie comme ça”
© Editions TransitDans mille ans dans vingt ans
Dans mille ans tout à l'heure
J's'rai vieux et out et j'verrai plus
Le soleil tourner autour de moiTourner à des tas d'kilomètres-heure
Autour de mes yeux et d'ta bouche et d'ton cœur
J'voudrai crier, pleurer pour que ça s'arrête
Et qu'y ait plus de bruit dans ma têteEt j'lècherai tes joues
Tes cheveux et ton cou
Dans mille ans tout à l'heure
Y aura plus la musique de mes pas
Sur les trottoirs des villesEt ma guitare électrique
S'ra pourrie tout au lond d'une boutique
Derriere un vieux billard
Ou paumée dans une gareDes rides des entailles des crevasses
Zigzagueront sur ma peau
Et j's'rai pas beau et troué
Comme un vieux carton d'laitDans vingt ans tout à l'heure
Plein de secondes m'entreront dans le cœur
Et c'est comme ça qu'on meurt
Et c'est comme ça qu'on meurt
Dans mon H.L.M.
Letra y música: Renaud Séchan
1980
Del álbum “Marche à l’ombre”
© Editions Mino MusicAu rez-d'-chaussée, dans mon HLM
Y a une espèce de barbouze
Qui surveille les entrées,
Qui tire sur tout c' qui bouge,
Surtout si c'est bronzé,
Passe ses nuits dans les caves
Avec son Beretta,
Traque les mômes qui chouravent
Le pinard aux bourgeois.
Y s' recrée l'Indochine
Dans sa p'tite vie d' peigne cul.
Sa femme sort pas d' la cuisine,
Sinon y cogne dessus.
Il est tellement givré
Que même dans la Légion
Z'ont fini par le j'ter,
C'est vous dire s'il est con!Putain c' qu'il est blême, mon HLM!
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!Au premier, dans mon HLM,
Y a l' jeune cadre dynamique,
Costard en alpaga,
C'ui qu'a payé vingt briques
Son deux pièces plus loggia.
Il en a chié vingt ans
Pour en arriver là,
Maintenant il est content
Mais y parle de s' casser.
Toute façon, y peut pas,
Y lui reste à payer
Le lave vaisselle, la télé,
Et la sciure pour ses chats,
Parc' que naturellement
C' bon contribuable centriste,
Il aime pas les enfants,
C'est vous dire s'il est triste!Putain c' qu'il est blême, mon HLM!
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!Au deuxième, dans mon HLM,
Y a une bande d'allumés
Qui vivent à six ou huit
Dans soixante mètres carrés,
Y a tout l' temps d' la musique.
Des anciens d' soixante-huit,
Y'en a un qu'est chômeur
Y'en a un qu'est instit',
Y'en a une, c'est ma sœur.
Y vivent comme ça, relax
Y a des mat'lats par terre,
Les voisins sont furax;
Y font un boucan d'enfer,
Y payent jamais leur loyer,
Quand les huissiers déboulent
Y écrivent à Libé,
C'est vous dire s'ils sont cools!Putain, c' qu'il est blême, mon HLM!
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!Au troisième, dans mon HLM;
Y a l'espèce de connasse,
Celle qui bosse dans la pub',
L'hiver à Avoriaz,
Le mois d' juillet au Club.
Comme toutes les décolorées,
Elle a sa Mini-Cooper,
Elle allume tout l' quartier
Quand elle sort son cocker.
Aux manifs de gonzesses,
Elle est au premier rang,
Mais elle veut pas d'enfants
Parc' que ça fait vieillir,
Ça ramollit les fesses
Et pi ça fout des rides,
Elle l'a lu dans l'Express,
C'est vous dire si elle lit!Putain c' qu'il est blême, mon HLM!
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!Au quatrième, dans mon HLM,
Y a celui qu' les voisins
Appellent " le communiste ",
Même qu'ça lui plaît pas bien,
Y dit qu'il est trotskiste!
J'ai jamais bien pigé
La différence profonde,
Y pourrait m'expliquer
Mais ça prendrait des plombes.
Depuis sa pétition,
Y a trois ans pour l' Chili,
Tout l'immeuble le soupçonne
A chaque nouveau graffiti,
N'empêche que " Mort aux cons "
Dans la cage d'escalier,
C'est moi qui l'ai marqué,
C'est vous dire si j'ai raison!Putain c' qu'il est blême, mon HLM!
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!Pi y a aussi, dans mon HLM,
Un nouveau romantique,
Un ancien combattant,
Un loubard, et un flic
Qui s' balade en survêtement
Y fait chaque jour son jogging
Avec son berger all'mand,
De la cave au parking,
C'est vachement enrichissant.
Quand j'en ai marre d' ces braves gens
J' fais un saut au huitième
Pour construire un moment
'vec ma copine Germaine,
Un monde rempli d'enfants.
Et quand l' jour se lève
On s' quitte en y croyant,
C'est vous dire si on rêve!Putain c' qu'il est blême, mon HLM!
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!
Danse moi vers la fin de l’amour
Letra francesa de Graeme Allwright
Letra original y música de Léonard Cohen
© Editions PhonogramDanse-moi à ta beauté avec un violon en flammes,
Danse-moi dans la panique jusqu'au repos de mon âme,
Lève-moi comme un olivier, sois ma colombe de retour,
Danse-moi vers la fin de l'amour,
Danse-moi vers la fin de l'amour.Laisse-moi voir ta beauté quand les témoins sont partis,
Laisse-moi te sentir bouger comme un Babylone jadis,
Révèle-ce dont je vois les limites et le doute,
Danse-moi vers la fin de l'amour,
Danse-moi vers la fin de l'amour.Danse-moi à la noce, oh danse-moi tout le temps,
Danse-moi tellement tendrement, danse-moi très longtemps,
Tous les deux, nous sommes en dessous, au dessus de notre amour,
Danse-moi vers la fin de l'amour,
Danse-moi vers la fin de l'amour.Danse-moi vers les enfants demandant à naître en paix,
A travers les rideaux que nos baisers ont usés,
Lève une tente pour s'abriter, les fils déchirés toujours,
Danse-moi vers la fin de l'amour,
Danse-moi vers la fin de l'amour.Danse-moi à ta beauté avec un violon en flammes,
Danse-moi dans la panique jusqu'au repos de mon âme,
Touche-moi avec ta main nue, ou gantée de velours,
Danse-moi vers la fin de l'amour,
Danse-moi vers la fin de l'amour.Danse-moi vers la fin de l'amour.
Déjeuner en paix
Letra de Philippe Djian y música de Stéphan Eicher
1991
Del álbum “Engelberg”
© Editions Electric UnicornJ'abandonne sur une chaise le journal du matin
Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent
J'attends qu'elle se réveille et qu'elle se lève enfin
Je souffle sur les braises pour qu'elles prennentCette fois je ne lui annoncerai pas
La dernière hécatombe
Je garderai pour moi ce que m'inspire le monde
Elle m'a dit qu'elle voulait si je le permettais
Déjeuner en paix, déjeuner en paixJe vais à la fenêtre et le ciel ce matin
N'est ni rose ni honnête pour la peine
" Est-ce que tout va si mal ? Est-ce que rien ne va bien ?
L'homme est un animal " me dit-elleElle prend son café en riant
Elle me regarde à peine
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine
C'est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets
Déjeuner en paix, déjeuner en paixJe regarde sur la chaise le journal du matin
Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent
" Crois-tu qu'il va neiger ? " me demande-t-elle soudain
" Me feras-tu un bébé pour Noël ? "Et elle prend son café en riant
Elle me regarde à peine
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine
C'est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets
Déjeuner en paix, déjeuner en paix
Disparue
Letra y música de Jean-Pierre Mader y Richard Seff
1984La mer qui meurt dans le port
Me rappelle la chanson
Que tu chantais hier encore,
Aux soupirs des bandonéons.Je t'ai attendu des heures
A l'ombre des arcades,
En écoutant les clameurs
Du match de foot dans le vieux stade.Je t'ai cherché dans les rues,
Dans les cafés.
Même tes amis n'ont pas su
Me renseigner.
Des voisins t'ont vu partir
Avec deux hommes
Qui t'ont poussés sans rien dire
Dans une Ford Falcon.Disparue, tu as disparue.
Disparue, tu as disparue
Au coin de ta rue.
Je t'ai jamais revue.Comme un enfant fasciné
Par ses propres blessures,
Je ne veux pas oublier
La douleur de cette aventure.J'ai questionné tout le monde
Autour de moi
Mais c'est la même réponse
A chaque fois.
J'n'arrive plus à dormir :
Dès que l'on sonne,
J'ai peur de voir revenir
Les hommes en Ford Falcon.Disparue, tu as disparue,
Disparue, au coin de ta rue.
Disparue, tu as disparue,
Disparue, au coin de ta rue.
Je t'ai jamais revue.
Dominique
Letra y música de Soeur Sourir
1959
© Editions TuttiDominique, nique, nique
S'en allait tout simplement,
Routier, pauvre et chantant
En tous chemins, en tous lieux,
Il ne parle que du Bon Dieu,
Il ne parle que du Bon DieuA l'époque où Jean Sans Terre, d'Angleterre était le roi
Dominique notre père, combattit les albigeois.Certains jours un hérétique, par des ronces le conduit
Mais notre Père Dominique, par sa joie le convertitNi chameau, ni diligence, il parcourt l'Europe à pied
Scandinavie ou Provence, dans la sainte pauvretéEnflamma de toute école filles et garçons pleins d'ardeur
Et pour semer la parole, inventa les Frères-PrêcheursChez Dominique et ses frères, le pain s'en vint à manquer
Et deux anges se présentèrent, portant de grands pains dorésDominique vit en rêve, les prêcheurs du monde entier
Sous le manteau de la Vierge, en grand nombre rassemblés.Dominique, mon bon Père, garde-nous simples et gais
Pour annoncer à nos frères, la vie et la vérité.
Elaeudanla Téïtéïa
Letra y música de Serge Gainsbourg
1963
© Editions PhilipsSur ma remington portative
J'ai écrit ton nom Laetitia
Elaeudanla TeïtéïaLaetitia les jours qui se suivent
Hélas ne se ressemblent pas
Elaeudanla TeïtéïaC'est ma douleur que je cultive
En frappant ces huit lettres-là
Elaeudanla TeïtéïaC'est une fleur bien maladive
Je la touche du bout des doigts
Elaeudanla TeïtéïaS'il faut aller à la dérive
Je veux bien y aller pour toi
Elaeudanla TeïtéïaMa raison en définitive
Se perd dans ces huit lettres là
Elaeudanla TeïtéïaSur ma remington portative
J'ai écrit ton nom Laetitia
Elaeudanla Teïtéïa
Ella, elle l’a
France Gall
Letra y música de Michel Berger
1987
© Editions Polygram MusicC'est comme une gaieté
Comme un sourire
Quelque chose dans la voix
Qui paraît nous dire "viens"
Qui nous fait sentir étrangement bienC'est comme toute l'histoire
Du peuple noir
Qui se balance
Entre l'amour et l'désespoir
Quelque chose qui danse en toi
Si tu l'as, tu l'asElla, elle l'a
Ce je n'sais quoi
Que d'autres n'ont pas
Qui nous met dans un drôle d'état
Ella, elle l'a
Ella, elle l'a
Ou-ou ou-ou ou-ou ou
Elle a, ou-ou ou-ou ou-ou ou, cette drôle de voix
Elle a, ou-ou ou-ou ou-ou ou, cette drôle de joie
Ce don du ciel qui la rend belleElla, elle l'a
Ella, elle l'a
Elle a, ou-ou ou-ou ou-ou ou
Ella, elle l'a
Elle a, ou-ou ou-ou ou-ou ouElle a ce tout petit supplément d'âme
Cet indéfinissable charme
Cette petite flammeTape sur des tonneaux
Sur des pianos
Sur tout ce que dieu peut te mettre entre les mains
Montre ton rire ou ton chagrin
Mais que tu n'aies rien, que tu sois roi
Que tu cherches encore les pouvoirs qui dorment en toi
Tu vois ça ne s'achète pas
Quand tu l'as tu l'asElla, elle l'a
Ce je n'sais quoi
Que d'autres n'ont pas
Qui nous met dans un drôle d'état
Ella, elle l'a
Elle a fait un bébé toute seule
Letra y música de Jean-Jacques Goldman
1987
Del álbum “Entre gris clair et gris foncé”Elle a fait un bébé toute seule
Elle a fait un bébé toute seuleC'était dans ces années un peu folles
Où les papas n'étaient plus à la mode
Elle a fait un bébé toute seuleElle a fait un bébé toute seule
Elle a fait un bébé toute seuleElle a choisi le père en scientifique
Pour ses gènes, son signe astrologique
Elle a fait un bébé toute seuleEt elle court toute la journée
Elle court de décembre en été
De la nourrice à la baby-sitter
Des paquets de couches au biberon de quatre heures
Et elle fume, fume, fume même au petit déjeunerElle défait son grand lit toute seule
Elle défait son grand lit toute seule
Elle vit comme dans tous ces magazines
Où le fric et les hommes sont faciles
Elle défait son grand lit toute seule
Et elle court toute la journée
Elle court de décembre en été
Le garage, la gym et le blues alone
Et les copines qui pleurent des heures au téléphone
Elle assume, sume, sume sa nouvelle féminitéEt elle court toute la journée
Elle court de décembre en été
De la nourrice à la baby-sitter
Des paquets de couches au biberon de quatre heures
Et elle fume, fume, fume même au petit déjeunerElle m'téléphone quand elle est mal
Quand elle peut pas dormir
J'l'emmène au cinéma, j'lui fait des câlins, j'la fais rire
Un peu comme un grand frère
Un peu incestueux quand elle veut
Puis son gamin, c'est presque le mien, sauf qu'il a les yeux bleus
Elle a fait un bébé toute seule
Emmenez-moi
Letra de Charles Aznavour y música de Georges Garvarentz
Del álbum “Entre deux rêves”Vers les docks où le poids et l'ennui
Me courbent le dos
Ils arrivent le ventre alourdi
De fruits les bateauxIls viennent du bout du monde
Apportant avec eux
Des idées vagabondes
Aux reflets de ciels bleus
De miragesTraînant un parfum poivré
De pays inconnus
Et d'éternels étés
Où l'on vit presque nus
Sur les plagesMoi qui n'ai connu toute ma vie
Que le ciel du nord
J'aimerais débarbouiller ce gris
En virant de bordEmmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleilDans les bars à la tombée du jour
Avec les marins
Quand on parle de filles et d'amour
Un verre à la mainJe perds la notion des choses
Et soudain ma pensée
M'enlève et me dépose
Un merveilleux été
Sur la grèveOù je vois tendant les bras
L'amour qui comme un fou
Court au devant de moi
Et je me pends au cou
De mon rêveQuand les bars ferment, que les marins
Rejoignent leur bord
Moi je rêve encore jusqu'au matin
Debout sur le portEmmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleilUn beau jour sur un rafiot craquant
De la coque au pont
Pour partir je travaillerais dans
La soute à charbonPrenant la route qui mène
A mes rêves d'enfant
Sur des îles lointaines
Où rien n'est important
Que de vivreOù les filles alanguies
Vous ravissent le cœur
En tressant m'a t'on dit
De ces colliers de fleurs
Qui enivrentJe fuirais laissant là mon passé
Sans aucun remords
Sans bagage et le cœur libéré
En chantant très fortEmmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil...
Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
Poema de Louis Aragon y música de Léo Ferré
1959
© Editions FerréTout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
A quoi bon puisque c'est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m'éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j'ai cru trouver un pays.Cœur léger cœur changeant cœur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours
Que faut-il faire de mes nuits
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'endormais comme le bruit.Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rienDans le quartier Hohenzollern
Entre la Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un cœur d'hirondelle
Sur le canapé du bordel
Je venais m'allonger près d'elle
Dans les hoquets du pianola.Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke.Elle était brune elle était blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faïence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n'en est jamais revenu.Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.Il est d'autres soldats en ville
Et la nuit montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t'en iras bientôt
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton cœur
Un dragon plongea son couteauEst-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.
Et maintenant
Letra de Pierre Delanoë y música de Gilbert Bécaud
1962
© Editions BMG Music PublishingEt maintenant que vais-je faire
De tout ce temps que sera ma vie
De tous ces gens qui m'indiffèrent
Maintenant que tu es partieToutes ces nuits, pourquoi pour qui
Et ce matin qui revient pour rien
Ce cœur qui bat, pour qui, pourquoi
Qui bat trop fort, trop fortEt maintenant que vais-je faire
Vers quel néant glissera ma vie
Tu m'as laissé la terre entière
Mais la terre sans toi c'est petitVous, mes amis, soyez gentils
Vous savez bien que l'on n'y peut rien
Même Paris crève d'ennui
Toutes ses rues me tuentEt maintenant que vais-je faire
Je vais en rire pour ne plus pleurer
Je vais brûler des nuits entières
Au matin je te haïraiEt puis un soir dans mon miroir
Je verrai bien la fin du chemin
Pas une fleur et pas de pleurs
Au moment de l'adieuJe n'ai vraiment plus rien à faire
Je n'ai vraiment plus rien ...
Et si je m’en vais avant toi
Letra y música de Françoise Hardy
1972Et si je m'en vais avant toi
dis-toi bien que je serai là
j'épouserai la pluie, le vent
le soleil et les éléments
pour te caresser tout le temps
l'air sera tiède et léger
comme tu aimes
et si tu ne le comprends pas
très vite tu me reconnaîtras
car moi je deviendrai méchante
j'épouserai une tourmente
pour te faire mal et te faire froid
l'air sera désespéré
comme ma peine
et si pourtant tu nous oublies
il me faudra laisser la pluie
le soleil et les éléments
et je te quitterai vraiment
et je me quitterai aussi
l'air ne sera que du vent
comme l'oubli...
Femme libérée
Letra y música de Norbert Schultze
1984
© Editions PEMCTElle est abonnée à Marie Claire
Dans L'nouvel Ob's elle ne lit que Brétécher
Le monde y a longtemps qu'elle fait plus semblant
Elle achète Match en cachette c'est bien plus marrantRefrain:
Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Etre une femme libérée tu sais c'est pas si facileAu fond de son lit un macho s'endort
Qui ne l'aimera pas plus loin que l'aurore
Mais elle s'en fout, elle s'éclate quand même
Et lui ronronne des tonnes de "je t'aime"Sa première ride lui fait du souci
Le reflet du miroir pèse sur sa vie
Elle rentre son ventre à chaque fois qu'elle sort
Même dans "Elle" ils disent qu'il faut faire un effortElle fume beaucoup elle a des avis sur tout
Elle aime raconter qu'elle sait changer une roue
Elle avoue son âge celui de ses enfants
Et goûte même un p'tit joint de temps en temps